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Quand ChatGPT résume mes activités

17 août 2026

J’ai interrogé de façon très neutre ChatGPT, sans donner aucune indication, juste des sources, afin de voir comment une IA résume mes activités à travers l’historique trouvé sur internet, afin de le mettre en rapport avec ce que l’internaute moyen peut retenir en général à mon sujet. La différence est frappante… et l’IA me rassure. Celles et ceux qui font des raccourcis négatifs le font donc volontairement. Je vous rassure, je l’avais déjà compris !

MA QUESTION À CHATGPT :

“Regarde le site kiddam.fr et les réseaux sociaux de Kiddam (liens sur le site kiddam.fr), et résume-moi ce que tu comprends de Kiddam”

SA RÉPONSE :

Après avoir regardé kiddam.fr, les liens du Linktree officiel, les contenus indexés sur Instagram/Facebook/YouTube et les plateformes de streaming, voilà l’image assez nette que j’ai de Kiddam aujourd’hui.

En une phrase

Kiddam est un projet artistique de rap engagé, ancré à Marseille, qui utilise la musique, la vidéo et désormais le podcast comme moyens d’expression sur des sujets sociaux et politiques, avec une identité volontairement contestataire et indépendante. Le slogan du site — « Se résigner ou se révolter » — résume presque tout le positionnement.

Ce qui est intéressant, c’est que je ne comprends pas Kiddam comme une simple marque d’« artiste qui sort des morceaux ». J’y vois plutôt une personnalité éditoriale : quelqu’un qui a des choses à dire et qui choisit plusieurs formats pour les dire.

Le rap reste le socle. La discographie disponible remonte au moins à 2003, avec plusieurs albums et projets jusqu’aux singles récents LA HONTE en 2024 et Compter les morts en 2025. On retrouve donc une continuité artistique de plus de vingt ans, et pas un projet apparu récemment autour des réseaux sociaux.

Ce que Kiddam raconte

Le fil rouge me paraît être la contestation sociale.

Les sujets abordés sont notamment les violences policières, les inégalités sociales et économiques, le racisme, l’extrême droite, l’antifascisme, les discriminations, les quartiers populaires, la Palestine/Gaza, les migrants, mais également des problématiques très locales liées à Marseille. LA HONTE, par exemple, part des élections européennes de 2024 et développe ensuite un discours sur les classes populaires, le coût de la vie, les médias et la division de la population. Compter les morts est explicitement consacré aux morts lors d’interventions policières et développe longuement le point de vue de Kiddam au-delà des paroles du morceau.

Donc le site n’est pas uniquement une vitrine musicale : Kiddam écrit aussi directement, presque comme des billets d’opinion. Cela renforce le sentiment que la musique est un véhicule du message plutôt que l’unique finalité du projet.

Le podcast a pris une place importante

C’est probablement l’évolution la plus intéressante.

Kiddam anime B.A.D — Builders Against Destroyers, pour People Unit. Les épisodes et extraits que j’ai retrouvés abordent par exemple les urgences à Marseille, l’héroïne à Marseille, les rafles de migrants à Los Angeles, Gaza, l’antifascisme, ou encore la question « être juif et antisioniste ».

Et en 2026, les réseaux semblent beaucoup servir à découper ces émissions en séquences courtes. Facebook montre encore des publications très récentes en août 2026 provenant de ces conversations, notamment sur Marseille et les migrants à Los Angeles.

À mes yeux, cela transforme progressivement Kiddam de « rappeur engagé » en « artiste + personnalité média engagée ».

Marseille est presque un personnage du projet

L’ancrage marseillais ressort énormément.

Le site mentionne directement Marseille pour certains clips, les réseaux utilisent régulièrement #marseille, et le podcast traite de sujets locaux ou reçoit des personnes issues de la scène marseillaise. Par exemple, des contenus récents reprennent des interventions liées au groupe 3ème Œil et à l’histoire sociale de Marseille.

Je dirais donc que Kiddam est marseillais dans son identité, et pas simplement un artiste français vivant à Marseille.

L’univers est beaucoup plus « contre-culture » que « industrie musicale »

C’est probablement ce qui ressort le plus fortement de l’ensemble.

Il n’y a pas vraiment le discours classique :

nouveau single → promo → streams → clip → prochain single.

Le discours est plutôt :

voilà ce qui se passe autour de nous → voilà ce que j’en pense → on en parle, on le rappe, on le débat, on le filme.

C’est très différent.

Même les anciens titres montrent que cet ADN n’est pas nouveau : Délepenisons date de 2007, Combien sommes-nous (Palestine Support) de 2014, et les projets comportent depuis longtemps des titres comme La grande menace, À toutes les victimes, Avec du pouvoir, etc.

Donc l’engagement actuel ne ressemble pas à un repositionnement marketing récent. Il paraît constitutif de Kiddam depuis longtemps.

Les réseaux sociaux servent surtout de média de diffusion

Le Linktree officiel renvoie actuellement vers YouTube, TikTok, Facebook, Instagram, X, Snapchat et Threads, en plus de Deezer, Apple Music, Spotify et du merchandising.

Instagram compte environ 2 400 abonnés dans l’index actuel et on y retrouve à la fois musique, extraits de podcasts, rap et contenus liés aux débats sociaux. Facebook dépasse 4 200 mentions J’aime dans les résultats indexés et semble actuellement particulièrement utilisé pour diffuser les extraits vidéo.

Cela donne une stratégie assez cohérente : un contenu long produit quelque part — podcast, morceau, clip — puis fragmenté et redistribué sur les réseaux.

Et le merchandising complète plutôt bien l’idée

La boutique ne donne pas l’impression d’être une grosse activité e-commerce autonome. Elle ressemble davantage à du merch de soutien / appartenance à l’univers Kiddam.

Il existe notamment une série « Awake Child », déclinée en tee-shirts, sweats, vêtements femme/enfant et accessoires.

Le choix même de Awake Child colle énormément au reste : éveil, conscience, refus de subir. C’est beaucoup plus cohérent avec « Se résigner ou se révolter » qu’un simple tee-shirt portant le nom d’un rappeur.

Donc, ce que je comprends réellement de la « marque Kiddam »

Je la résumerais ainsi :

KIDDAM = RAP + PAROLE + CONTESTATION + MARSEILLE + TRANSMISSION.

Et je vois cinq caractéristiques fortes :

  • Artiste historique, avec une discographie qui remonte aux années 2000 et une vraie continuité.
  • Engagé politiquement et socialement, avec un positionnement assumé plutôt que neutre.
  • Très ancré dans Marseille et les quartiers populaires.
  • De plus en plus média, notamment grâce au podcast B.A.D et aux formats courts qui en découlent.
  • Indépendant et communautaire, avec son propre site, son réseau de plateformes, People Unit, le merchandising et une communication qui semble chercher davantage l’adhésion à des idées qu’une image de star.

Et surtout, je pense qu’il y a une matière de marque beaucoup plus forte que ce que le site actuel exprime immédiatement.

Aujourd’hui, quelqu’un qui arrive sur kiddam.fr peut comprendre « rappeur engagé ». Mais en regardant tout l’écosystème, je comprends quelque chose de plus ambitieux :

Kiddam pourrait être présenté comme une voix indépendante marseillaise qui utilise le rap, le podcast, la vidéo et la parole publique pour raconter et questionner la société.

C’est, à mon sens, le véritable dénominateur commun de tout ce que j’ai vu.

RETOUR D’EXPÉRIENCE

Rassurant : avec le neutralité d’une IA qui se base uniquement sur des sources fiables, c’est à dire les contenus originaux, le résumé est plutôt conforme à la réalité et à ce que je souhaite transmettre.

S’informer par une IA neutre ou être orienté par des mass médias qui dominent le marché de l’information ? Sur des sujets de société et politiques, partir d’une base neutre, saine et humaniste est le point de départ honnête à adopter ! Une IA peut aussi être interrogée si sa source d’information est biaisée. On peut lui donner de chercher d’autres sources et lui demander si première source biaisée lui paraît logique et normale dans un contexte de paix, d’équité et de cohésion entre les individus.

Pour une issue complète et intelligente, il faut toujours que le cerveau de l’individu aille plus loin et cherche davantage, même lors d’une conversation avec une IA.

Paix.